Aprés avoir lu l'interview de Marion Cotillard, qui a du suivre un coaching intense pour obtenir un accent américain régional parfait (Midwest), je me demande...
Je donne des lecons de francais a une américaine qui reve de perdre son accent (je trouve les accents, personellement, trés charmant). Auriez vous des conseils, des tecniques...La lecture a voie haute?
Comment avez-vous abordé ce probléme?

(...)
Extrait de l'interview :
Votre anglais est presque parfait, vous n’avez pas d’accent. Comment l’avez-vous amélioré ?
Et bien, ce fut laborieux ! Quand j’ai rencontré Michael Mann (le réalisateur, ndlr) et que j’ai lu le scénario, je me suis dit : bon, elle (Billie Frechette, ndlr) n’est définitivement pas française, qu’attendez-vous de moi ? Billie Frechette est à moitié française, donc c’était en partie sensé, même si l’anglais est sa langue maternelle. Son père était franco-canadien, mais il est mort quand elle était très jeune. Sa mère est à moitié française mais elle ne parlait pas français non plus. J’ai essayé d’avoir un accent parfait, celui du Midwest, j’ai donc travaillé quatre mois avec un coach spécialisé dans les dialectes. Tous les jours j’apprenais comment utiliser ma langue et mes mâchoires.
Quelles sont les différences entre les deux langues ?
J’étais obligée d’apprendre la diction d’une Américaine du Midwest en 1930. C’était vraiment la chose la plus dure que j’ai eue à faire. Même jouer le rôle d’une femme plus âgée et déprimée comme Édith Piaf était bien plus facile ! Comme je pensais que c’était impossible, c’était vraiment frustrant. Si vous faites une chose correctement, ou au contraire si vous ne la faites pas correctement, vous ne savez pas car vous n’avez aucune référence. Quand je parle français, j’ai plus de contrôle sur les mots et leur sens. Là je n’avais aucun repère car l’anglais n’est pas ma langue maternelle. C’était très difficile, mais très intéressant. Le plus dur est de réaliser que l’on n'est pas parfait. C’était quelque chose d’insupportable ! Je voulais que ce soit nickel, et un jour, Michael Mann, qui est un homme très précis, m’a dit : « Relax, l’accent n’est pas le seul facteur, c’est l’émotion et la vie que tu mets dans le personnage de Billie Frechette qui importe. »